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La position gynécologique

LA POSITION GYNECOLOGIQUE

Aujourd'hui peu de personnes se demandent dans quelle position accoucher : en effet à l'hôpital la tradition veut qu'on accouche allongée sur le dos : c'est la position gynécologique ou lithotomie ou décubitus dorsal.

C'est une position très pratique pour l'accoucheur qui peut se mettre face à vous, assis sur une chaise pour accueillir votre enfant.

Mais c'est aussi ... la position la moins physiologique pour accoucher : allongée sur le dos vous n'utilisez pas la gravité pour aider bébé à descendre, les contractions sont plus dures à supporter, la pression sur le périnée est plus forte (augmentant le risque de déchirures), l'ouverture du bassin est plus étroite ...

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Selon le  Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français  :

" La médicalisation de l'accouchement s'est accompagnée de l'adoption de la position horizontale lors de l'expulsion foetale. [...]   La position horizontale associe différentes composantes qui expliquent un manque de confort et une progression plus lente du travail. La compression aorto-cave peut également favoriser la souffrance foetale et l'hémorragie per partum. Parmi les positions verticales, la position accroupie favorise au mieux la progression foetale. L'analyse de la littérature récente (méta-analyses de Venditelli) recense 19 essais randomisés comparant position horizontale et autres positions. Elle montre [pour les positions autres que horizontales] un taux plus faible de souffrances foetales, de dépressions néo-natales, de déchirures du périnée, une tendance à la baisse des extractions instrumentales, mais une tendance à l'augmentation des hémorragies de la délivrance. Il paraît possible de conseiller largement les positions verticales lors de l'expulsion, tout en étant vigilant sur le risque hémorragique."

 

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Selon l'OMS :

"Il ressort de plusieurs études que la position allongée sur le dos pendant le premier stade du travail affecte le débit sanguin dans l'utérus. L'utérus lourd peut comprimer l'aorte et les veines caves et la baisse du débit sanguin peut mettre en danger l'état du foetus. La position dorsale réduit aussi l'intensité des contractions (Flynn et al. 1978, McManus and Calder 1978, Williams et al. 1980, Chen et al. 1987) et gêne donc l'évolution du travail. Les positions debout et couchéesur le côté sont associées à une intensité et une efficacité supérieures des contractions (de leur aptitude à réaliser la dilatation du col).

Malgré la prévalence continue de la position dorsale, de nombreuses autres possibilités s'offrent aux parturientes. Différentes contraintes limitent cependant souvent ce choix, qu'il s'agisse de la conception du lit de la salle d'accouchement ou des protocoles d'accouchement, des tubes intraveineux posés de façon systématique ou du matériel de surveillance. Lorsque ces contraintes sont réduites au minimum, la femme peut se tenir debout, marcher, s'asseoir ou se mettre à quatre pattes, prendre une douche ou un bain pour se détendre ou adopter successivement chaque position comme elle le souhaite. Les essais comparant ces positions à la position dorsale ont montré que le travail était en moyenne moins douloureux (le besoin d'analgésie était réduit) et que les mesures d'accélération étaient utilisées moins fréquemment dans les positions autres que la position dorsale (Chan 1963, Flynn et al. 1978, Mc Manus et Calder 1978, Diaz et al. 1980, Williams et al. 1980, Hemminki 1983, Melzack 1991). Un essai (Flynn et al. 1978) a fait apparaître une incidence sensiblement plus faible des anomalies du rythme cardiaque foetal dans la position verticale mais les autres essais n'ont pas révélé de différences significatives dans l'issue néonatale.

En conclusion, aucune donnée ne justifie d'encourager la position allongée sur le dos pendant le premier stade du travail. La seule exception est lorsque la rupture des membranes a eu lieu alors que la tête du foetus n'était pas engagée. Si et lorsqu'il y a rupture des membranes et que l'accoucheur/accoucheuse a établi que la tête du foetus était suffisamment engagée, les femmes devraient être libres de choisir, et encouragées à le faire, la position qu'elles préfèrent pour l'accouchement. Elles changeront souvent de position car aucune d'elles n'est confortable pendant longtemps."

 

Afin de faciliter le travail, il est en effet recommandé de rester mobile aussi longtemps que possible car cela facilite la descente de bébé : il n'y a pas UNE position à adopter mais des dizaines possibles. Le but n'est pas forcément de rechercher LA position dans laquelle on a le moins mal mais une position qui vous convienne. Suivant l'avancement du travail, une position qui vous était agréable il y a 5 mn peut devenir inconfortable. C'est normal : votre enfant progresse dans votre bassin. Changer de position vous permettra alors de mieux supporter les contractions et d'aider la progression de votre enfant. Par exemple quand le bébé s'engage au niveau des ischions, on observe souvent les femmes refermer leurs jambes : cette position resserre une partie du bassin mais permet d'ouvrir les ischions, par la suite, la femme  adoptera d'autres positions favorisant l'ouverture du bassin et refermant les ischions pour faciliter la descente de bébé.

A domicile ou dans une maison de naissance, vous pourrez bien sûr adopter la position que vous souhaitez. En milieu hospitalier, cela sera certainement plus difficile : à voir avec le praticien et en fonction des maternités - certaines proposent des solutions alternatives (baignoire, ballons, banc ou chaise percée, etc). Par contre, vous risquez d'être "obligée" d'adopter la position allongée sur le dos en cas de monitoring foetal ou de péridurale.

Voyez avec l'équipe qui vous encadre si vous pouvez bénéficier d'un monitoring par "intermittence" (c'est-à-dire quelques minutes toutes les X heures) ou bien si vous pouvez avoir une péridurale ambulatoire.  Même si cela vos est refusé, vous pouvez demander à "changer" de position : assise sur le lit plutôt qu'allongée, allongée sur le côté plutôt que sur le dos.

La position allongée sur le côté présente beaucoup d'avantages : en effet, pour le praticien il y a peu de différences entre vous examiner sur le dos ou le côté. Pour la parturiente, c'est une position très efficace pour la poussée, qui favorise l'ouverture du bassin et qui permet d'exercer moins de pression sur le périnée... Elle est très en vogue actuellement dans les maternités anglaises.  Dans une interview à Enfants Magazine en Août 2004  Dr Bernard Maria, chef du service de gynécologie - obstétrique à la maternité de Villeneuve Saint Georges déclarait :

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"Sur le côté la maman adopte une position décontractée et confortable. Elle se détend et pousse dans d'excellents conditions en accompagnant l'expiration, ce qui favorise une meilleure ouverture du périnée. L'accouchement est plus facile et moins douloureux. L'assistance médicale est fortement diminuée : moins d'épisiotomies, moins de forceps, moins de césariennes."

Source: accoucher autrement

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Date de dernière mise à jour : 01/04/2013

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